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Liban: frappe israélienne sur un centre de santé, le Hezbollah prêt à une "longue confrontation"
information fournie par AFP 14/03/2026 à 04:18

Frappe israélienne dans le village d'Abbasiyyeh, dans le sud du Liban, le 13 mars 2026 ( AFP / KAWNAT HAJU )

Frappe israélienne dans le village d'Abbasiyyeh, dans le sud du Liban, le 13 mars 2026 ( AFP / KAWNAT HAJU )

Une frappe israélienne a tué au moins 12 membres du personnel de santé au Liban, a annoncé samedi le ministère de la Santé, tandis que le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a dit son groupe prêt à "une longue confrontation" avec Israël.

"Douze médecins, ambulanciers et infirmiers en service au centre ont été tués, et un autre soignant a été blessé" dans le sud du pays "lors d'une frappe aérienne israélienne qui a ciblé le centre de soins de santé primaires", a déclaré, dans un communiqué, le ministère libanais, disant "pleurer les soignants de Burj Qalawiya", alors que les opérations de secours étaient toujours en cours.

Cette attaque est "la deuxième contre le secteur de la santé en quelques heures", après une frappe sur Sawaneh qui a tué deux ambulanciers affiliés au Hezbollah et à son allié Amal, selon le ministère.

Le mouvement pro-iranien Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars, en lançant des missiles sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué au premier jour de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran, débutée il y a deux semaines.

"Nous nous sommes préparés pour une longue confrontation", a déclaré vendredi le chef du Hezbollah Naïm Kassem dans sa deuxième allocution télévisée depuis le début de ce conflit.

"Il s'agit d'une bataille existentielle" et "nous ne donnerons pas à l'ennemi les moyens de réaliser son objectif de nous éradiquer ni de contrôler le Liban", a-t-il affirmé.

Le ministre de la Défense israélien Israël Katz avait menacé plus tôt vendredi de faire payer au Liban "des prix de plus en plus élevés en dommages aux infrastructures et en perte de territoire", jusqu'à ce que le gouvernement libanais "remplisse son engagement central de désarmer" le Hezbollah".

- Frappe sur une base de casques bleus -

Des frappes israéliennes ont également touché vendredi un quartier général des casques bleus dans le sud du Liban, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), ce que n'a pas confirmé l'armée israélienne dans l'immédiat.

Des équipes de secours sur le site d'une frappe aérienne israélienne à Mieh Mieh, à l'est de Saïda, le 13 mars 2026 au Liban ( AFP / MAHHMOUD ZAYYAT )

Des équipes de secours sur le site d'une frappe aérienne israélienne à Mieh Mieh, à l'est de Saïda, le 13 mars 2026 au Liban ( AFP / MAHHMOUD ZAYYAT )

"Des obus israéliens sont tombés à l'intérieur du quartier général du bataillon népalais des forces de la Finul, dans la ville de Mays al-Jabal", a indiqué l'agence, en pleine guerre dans la région entre Israël et le Hezbollah pro-iranien. La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) est présente au Sud-Liban depuis 1978.

"Hier soir, une maison de notre bataillon a été touchée. Tous les soldats sont sains et saufs, personne n'a été blessé. Il s'agit de notre quartier général. L'origine de l'attaque n'a pas été identifiée", a déclaré Raja Ram Basnet, porte-parole de l'armée népalaise dont un contingent fait partie de la Finul.

Un porte-parole du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a indiqué être au courant et fournir davantage d'informations "dès que possible".

Dans ce climat de confrontation, Antonio Guterres, en visite au Liban, a exhorté Israël et le Hezbollah à conclure "un cessez-le-feu afin d'arrêter la guerre".

"J'espère sincèrement que lors de ma prochaine visite (...) je pourrai voir un Liban en paix (...) où l'État détient le monopole de la force et où l'intégrité territoriale est pleinement rétablie et respectée", a déclaré M. Guterres.

Le président libanais, Joseph Aoun, a lui indiqué ne pas avoir "reçu de réponse" à sa proposition de négocier directement avec Israël, sous parrainage international, pour mettre fin aux hostilités entre les deux pays, toujours techniquement en état de guerre depuis des décennies.

Depuis le 2 mars, les frappes israéliennes au Liban ont fait plus de 773 morts, dont 103 enfants, et plus de 800.000 déplacés, selon le dernier bilan officiel libanais.

A Irkay, sur la côte sud, Mohammad Taqi, le visage couvert de blessures, a enterré vendredi ses quatre filles tuées la veille dans une frappe sur leur maison qui a fait neuf morts, selon les autorités. Des images de l'AFP montrent l'habitation pulvérisée.

"L'ennemi israélien prétend chaque jour cibler les infrastructures. Est-ce que ça, c'est des infrastructures?", demande M. Taqi, en désignant les corps de ses enfants, enveloppés de draps blancs. "J'ai perdu mes quatre filles (...) Je n'en ai plus", dit-il effondré. Cinq autres membres de sa familles ont péri dans l'attaque.

4 commentaires

  • 09:54

    M4845964 et bien les roquettes continueront à tomber jusqu'à ce qu'ils se calment une bonne fois pour toutes. Ce sont les israéliens qui envahissent la région et en massacrent les habitants depuis des dizaines d'années. en toute impunité.


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